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Fiches 10 : LA FATIGUE ET LA ROUTE DE NUIT

LA FATIGUE ET LA ROUTE DE NUIT

4 QUESTIONS
- La fatigue ?
- La somnolence ?
- Solutions ?
- La route de nuit ?

La fatigue et la somnolence augmentent considérablement le risque d’accident. 1 accident mortel sur 3 sur autoroute est associé à la somnolence. Pour un motocycliste, la vigilance et l’efficacité sont primordiales.

La fatigue, c’est la difficulté à rester concentré.
Ses signes : les yeux picotent, le cou et les épaules sont raides et font un peu mal, sensation d’être mal assis, douleurs de dos, regard qui se fixe…
Ses effets : les gestes et le regard sont moins efficaces, les réactions et les réflexes sont plus lents.

La somnolence, c’est la difficulté à rester éveillé.
Ses signes : bâillements, paupières lourdes.
Ses effets : une tendance à prendre des risques pour arriver plus rapidement, une forte envie de dormir, périodes de « micro-sommeils » (de 1 à 4 secondes), endormissement.
Dès les premiers signes, il faut s’arrêter car les risques d’avoir un accident dans la demi-heure qui suit sont multipliés par 3 ou 4.

Solutions : bien se reposer avant le départ ; s’alimenter normalement, mais sans excès ; ne pas absorber d’alcool ; adapter sa vitesse aux circonstances, une vitesse excessive induit une fatigue supplémentaire ; s’arrêter régulièrement pour se reposer (conseillé toutes les heures).

La route de nuit : 3 décès de motocyclistes sur 10 ont lieu la nuit (*).
Ces accidents nocturnes sont la conséquence d’une vitesse supérieure, du manque de visibilité, de la fatigue et surtout de l’absorption d’alcool.
(*) source ONISR

Les précautions à prendre

Avant le départ : contrôler le bon état, la propreté, le réglage et le bon fonctionnement des feux, le bon état de la batterie
s’équiper de manière à être protéger du froid et de l’humidité, à mieux voir et être vu (écran du casque et/ou lunettes propres, vêtements munis de dispositifs rétro réfléchissants).

Pendant le trajet : faire des pauses plus fréquentes, adapter son allure à la visibilité, ralentir davantage en virage que le jour, car l’importance de la courbe est plus difficile à apprécier et la perception des obstacles plus tardive en cas d’éblouissement, fixer le bord droit de la route le plus loin possible, se méfier du « coup de pompe » au petit matin.