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Vous avez toujours révé de revétir un costume de Super Héro ?

Peut être que votre rève va se réaliser. Et vous ne passerez pas inaperçu au guidon de votre moto. Fabriqué par UD Replicas, cette combinaison moto est une réplique officielle, oui officielle msieur'dame, sous licence, de la combinaison de Captain America des Avangers. Il faudra débourser quelques 1290$. Vous obtiendrez ainsi la veste, le pantalon, les bottes, les gants, la ceinture... Hélas le fameux bouclier n'est pas inclus (ni le casque). Dommage, il aurait été bien pratique pour se frayer un chemin dans la jungle urbaine.

Il y a beaucoup d'autres combinaisons disponible, pour tout les goûts et tout les fans, en passant par Star Wars, Tron, Batman... ça sera sympa quand on verra sur la route un stormtrooper saluer Batman.

Denis Boulard, le journaliste qui met à jour le problème des radars

Avec cet ouvrage de 160 pages, vous allez savoir a qui profite l'argent des radars qui sont là officiellement pour la sécurité routière.

On s'en doutait mais l'ouvrage le souligne, 2/3 des radars ne sont pas installés dans les zones les plus accidentogènes.
En général, on pourrait croire alors qu'ils ne font que rapporter de l'argent, mais ils sont en plus source de problèmes comme l'augmentation de conducteurs sans permis.

Si l'on regarde 2011, cette manne financière à rapporté pas moins de 630 millions d'euros. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, il n'y a pas que l’État à qui cet argent profite. En effet il y a La Poste avec tout les envois de PV, les concessionnaires de voitures sans permis (regardez bien le nombre de ces voitures a augmenté sur nos routes), les organisateurs de stage pour récupérer ses points, les avocats de la route, les constructeurs de radars...

Nous sommes tous d'accord pour dire que la vitesse est un facteur aggravant des accidents et qu'il faut la limiter. Mais ce n'est pas elle la principale responsable des morts de la route. Et les morts sur la route ne sont pas non plus la principale cause de décès en France. Mais la politique de répression rapporte de l'argent et il est plus commode pour les pouvoirs publics de faire la sourde-oreille face aux propositions de prévention faites par de nombreux acteurs de la route.

Devis Boulard

Journaliste indépendant et auteur. 20 ans en temps que journaliste politique au Journal du Dimanche, à Associated Press et au Parisien. C'est en 2008 qu'il devient pigiste pour Le Point, le Canard Enchaîné et le Nouvel Observateur.

Officiellement, les contestataires de PV seront mis dans un fichier spécial pour améliorer le traitement des procédures et créer des statistiques.

Vous avez bien lu, le gouvernement souhaite mettre en place un fichier qui fait état des personnes qui auront contestés leur contraventions au code de la route.

C'est l'arrêté du 20 février 2012 au journal Officiel qui donne autorisation à la création d'un tel fichier qui va contenir des données personnelles de façon automatisé. Son doux nom, ARES pour automatisation du registre des entrées et sorties des recours en matière de contravention.

Ce fichier va donc contenir toutes les informations personnelles de l'auteur d'une infraction ainsi que celles de du véhicule et de son propriétaire. Ces informations peuvent aller jusqu'aux données professionnelles.

Pour faire passer le fichage comme inoffensif, il est déclaré comme aidant dans l'optimisation du traitement des amendes et à des fins statistiques.

Ainsi, une simple contestation de PV peut amener à être enregistré dans ce qui ressemble à un fichier pré-judiciaire maquillé. Y compris si vous êtes dans votre droit de contester.

Plusieurs associations sont déjà sur le pied de guerre pour lutter contre cette nouvelle attaques aux libertés.

A cause de la répression de l'an dernier, le FFMC jette l'éponge et annule le Relais Calmos qui avait lieu tout les ans sur l'air Jardin des Arbres de l'A77 à l'occasion du Bol d'Or.

L'an dernier ce relais avait été utilisé spécialement par les forces de l'ordre pour des contrôles et des répressions assez agressifs et massifs. Devant ces actions à l'inverse de l'esprit des Relais qui sont à la base pour de la prévention, la FFMC voulait mettre les choses au clair et se passer de la préfecture pour ouvrir le Relais.

Cependant, le gérant de la station service où se trouve le Relais, bien qu'en faveur de celui-ci, est dans l'obligation de prévenir la préfecture.

S'en ai suivie une réunion entre l'APRR (autoroute), la gendarmerie, Mme Moto et la FFMC. Malheureusement la réponse des forces de l'ordre est de réitérer ses actions de répressions en arguant que le Loiret connait une forte accidentalité.

La FFMC a donc annulé l'installation de son Relais Calmos, mais les contrôles de police eux ne le seront pas.

Le week-end du 24 et 25 mars plusieurs milliers de motards ont manifestés dans toute la France suite à l'appel de la FFMC pour montrer leur mécontentement envers les mesures prisent par le gouvernement pour la sécurité routière.

Les chiffres de la FFMC font état de 65 000 manifestants pour la province tandis qu'on en comptait 15 000 pour Paris (mais seulement 5 000 selon les forces de l'ordre 🙂 ), la météo aidant.

La FFMC, désireuse de faire entendre sa voix auprès des candidats à l'élection présidentielle en a profité pour envoyer quelques délégations aux différents QG de campagne et de remettre le manifeste pour une meilleure sécurité routière des deux roues motorisés.

On ne sait pas si cela a fait effet mais le gouvernement est toujours en train de travailler sur le sujet des remontées de files en envoyant une délégation en Belgique pour étudier cette pratique devenue légale.

Et bien non. Bien loin du discours moralisateur sur la vitesse, la route en ligne droite combinée à la vitesse n'est pas le danger que l'on croit.

L'association "40 millions d'automobilistes" qui c'est intéressée aux chiffres donnés par l'Observatoire interministériel de la sécurité routière a trouvé ceux-ci bien loin d'être complet et ne reflétant pas une vue exhaustive des accidents sur les routes de France.

Leur travail nous donne un premier jet intéressant sur des chiffres peu connus d'une partie du réseau routier, la ligne droite. On apprend ainsi que en 2011 :

  • 1/4 des tués sur les routes le sont en ligne droite
  • La moitié de ces tués étaient dans un état de somnolence
  • sur les 3.970 tués en 2011 2.761 victimes l'ont été sur le réseau secondaire
  • dont 1.130 dans une ligne droite avec un "changement inexpliqué de trajectoire"
  • dont 622 (55,05%) à cause de la somnolence.

Avec ces chiffres, on voit bien que le vitesse ne peut pas être le seul élément de dangerosité mise en avant dans les accidents comme le font les soi-disant experts à la bottes du gouvernement pour justifier une prolifération des radars automatiques.

Ce n'est encore qu'une rumeur, une circulaire gouvernementale serait en train de faire le tour des préfectures pour inciter les préfets à donner un nombre de zone dangereuse très élevé.

En effet les "nouveaux avertisseurs de radars" qui sont transformés en "aide à la conduite" ne signalent plus l'emplacement exacte des radars mais une zone plus ou moins grande qui est établie et déclarée par les services de l'Etat comme dangereuse. C'est un accord passé entre le gouvernement et l'AFFTAC (association des avertisseurs) qui a permis la mise en place de ces règles pour éviter à toutes ces sociétés de fermer boutique et calmer les conducteurs "électeurs".

Mais l'Etat souhaiterait submerger les nouveaux appareils de zones dangereuses, ce qui les rendraient inutiles. Un appareil qui bip quasi constamment relèverait plus de l'agacement que de la sécurité.

Selon Thierry Latger, le secrétaire général du Snitpect-FO (Syndicat national des ingénieurs des travaux publics de l'Etat et des collectivités territoriales) :

En ne donnant que quelques semaines aux préfets, qui avaient jusqu’au 21 octobre pour rendre leur copie, mais aussi en prenant des critères complètement absurdes techniquement ou en termes de sécurité routière, on comprend l’objectif de la démarche. Il s’agit de brouiller au maximum l’information sur la position des radars fixes. Dans certains départements (NDLR : comme celui de la Sarthe) les services de gestion de voirie et mêmes certaines sociétés d’autoroutes ont été jusqu’à refuser de collaborer avec les services de l’Etat pour l’établissement des cartes. 

Vu que cette information n'est pas encore vraiment officiel on ne peut pas dire qu'il y a tromperie mais il semblerait que les constructeurs d'avertisseurs et les conducteurs vont se faire berner par un État de plus en plus acharné contre les usagés de la route.