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Et bien non. Bien loin du discours moralisateur sur la vitesse, la route en ligne droite combinée à la vitesse n'est pas le danger que l'on croit.

L'association "40 millions d'automobilistes" qui c'est intéressée aux chiffres donnés par l'Observatoire interministériel de la sécurité routière a trouvé ceux-ci bien loin d'être complet et ne reflétant pas une vue exhaustive des accidents sur les routes de France.

Leur travail nous donne un premier jet intéressant sur des chiffres peu connus d'une partie du réseau routier, la ligne droite. On apprend ainsi que en 2011 :

  • 1/4 des tués sur les routes le sont en ligne droite
  • La moitié de ces tués étaient dans un état de somnolence
  • sur les 3.970 tués en 2011 2.761 victimes l'ont été sur le réseau secondaire
  • dont 1.130 dans une ligne droite avec un "changement inexpliqué de trajectoire"
  • dont 622 (55,05%) à cause de la somnolence.

Avec ces chiffres, on voit bien que le vitesse ne peut pas être le seul élément de dangerosité mise en avant dans les accidents comme le font les soi-disant experts à la bottes du gouvernement pour justifier une prolifération des radars automatiques.

Ce n'est encore qu'une rumeur, une circulaire gouvernementale serait en train de faire le tour des préfectures pour inciter les préfets à donner un nombre de zone dangereuse très élevé.

En effet les "nouveaux avertisseurs de radars" qui sont transformés en "aide à la conduite" ne signalent plus l'emplacement exacte des radars mais une zone plus ou moins grande qui est établie et déclarée par les services de l'Etat comme dangereuse. C'est un accord passé entre le gouvernement et l'AFFTAC (association des avertisseurs) qui a permis la mise en place de ces règles pour éviter à toutes ces sociétés de fermer boutique et calmer les conducteurs "électeurs".

Mais l'Etat souhaiterait submerger les nouveaux appareils de zones dangereuses, ce qui les rendraient inutiles. Un appareil qui bip quasi constamment relèverait plus de l'agacement que de la sécurité.

Selon Thierry Latger, le secrétaire général du Snitpect-FO (Syndicat national des ingénieurs des travaux publics de l'Etat et des collectivités territoriales) :

En ne donnant que quelques semaines aux préfets, qui avaient jusqu’au 21 octobre pour rendre leur copie, mais aussi en prenant des critères complètement absurdes techniquement ou en termes de sécurité routière, on comprend l’objectif de la démarche. Il s’agit de brouiller au maximum l’information sur la position des radars fixes. Dans certains départements (NDLR : comme celui de la Sarthe) les services de gestion de voirie et mêmes certaines sociétés d’autoroutes ont été jusqu’à refuser de collaborer avec les services de l’Etat pour l’établissement des cartes. 

Vu que cette information n'est pas encore vraiment officiel on ne peut pas dire qu'il y a tromperie mais il semblerait que les constructeurs d'avertisseurs et les conducteurs vont se faire berner par un État de plus en plus acharné contre les usagés de la route.